mardi 15 mars 2011

Fossette tienne





Quand tu souriais au loin
J’imaginais
Carrefour de ta bouche en cœur
Cette fossette tienne
Aperçue au seuil du
Crépuscule
Sous les réverbères juste
Éveillés

Les pavés gris
Irradiaient mille lucioles
Reminiscences pluviales
Ou crépitement de nos yeux
Tes mots éclatants
Battant rythme

Ce grand soir
Historique en nos cœurs
S’est éteint
J’ai cru en d’autres
À renaître
Que l’avenir aussi
Tracerait convergence

Mais ta fossette
Avec ton sourire
Furtives siamoises
S’étaient évaporés

Tes mots éclatants
Éclatèrent
En mille débris
Épars
Je perdis le fil ténu
De tes traits
Cette douce habitude
T’attendre
T’entendre
T’apprivoiser

7 commentaires:

  1. Lorsqu'une fossette et un sourire répondent à un autre sourire :)
    J'aime beaucoup ta poésie toute personnelle, et surtout le dernier mot : apprivoisé :)

    RépondreSupprimer
  2. Ou alors, wait and... wait ;) De jolis mots pour des maux...

    RépondreSupprimer
  3. la fossette
    ce pli-gouffre
    où l'on se noie

    RépondreSupprimer
  4. @ Marcel
    Nothing else to do, isnt'it ?

    @ Geneviève
    Merci de m'encourager dans ma tentative d'apprivoiser ...les mots ! Bienvenue, Geneviève.

    @'Ötli
    Ces maux qui nous font parler !

    @ Gilbert
    …il est des puits plus profonds !

    @ Gérard
    un charme inégalé, on ne sait pourquoi !

    @ Les Héphémères
    Ainsi naissent les rides !

    RépondreSupprimer