mardi 12 avril 2016

De toi




De toi je garde
Ferveur oubliée
Obsolescence


Monde où les mots
Coulent et s’évacuent aussi vite
Que le temps de dire
Je t’aime
Ou adieu

De toi lueur de l’orée
Scintillement de clarté
A aucune identique
Pans de lumière
Caresses sur les ombres
Soudain aussi claires
Qu’un jour d’été sans pluie

De toi je garde les mots dits
Puis balayés
Spontanéité du langage
Authenticité de l’émoi
Rencontre improbable
Passage de comète
Dans le ciel dégagé

Nos vies déglinguées

Ai perdu ton visage
Et ai perdu ta voix
Le souffle de tes mots
La tiédeur des caresses

De toi je garde
Tendresse infinie
Dans un sommeil profond
Volcan endormi

13 commentaires:

  1. C'est sublimement beau !!

    Merci beaucoup

    Bon après-midi

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  2. "je garde" "adieu" "obsolescence", l'amour ne dure jamais toujours ou alors il faut admettre qu'il se transforme qu'amour est un mot qui peut couvrir toutes sortes d'état, qui sont le désir de donner et de recevoir...
    Je ne sais plus où j'ai entendu que l'on devrait mieux être obsédé par l'amour à venir que par celui qui est fini

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  3. bonjour chère Saravati.cest vraiment beau cette tendresse de la spontanèité efflorescente.
    Jaime écrire avec la spontanéité des pensées.cèst le fun. je choisis un mot dans le dictionnaire et je parle pour une minute quelquefois il ya les belle surprises.
    belle journée atoi.
    et la photo exprime magnifiquement la nature temporaire.

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  4. J'aime tes mots naturels bien plus évocateurs que la grandiloquence des textes imités.

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  5. On garde tout, rien. Tout s'use bien sûr. Le souvenir s'estompe. Un beau texte ! "caresses sur ombres" "pan de lumière". Le jeu de la vie.
    Ecoute "drone" de Christophe.
    Amitiés

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  6. Joli poème sur le caractère très éphémère de nos sentiments et la brièveté de nos vies!

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  7. au fond de soi restent de doux souvenirs

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  8. Sentiments et nostalgie. Ce qui a été, ce qui aurait pu être, ce qu'on aurait voulu qui soit.

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  9. Raviver les souvenirs par des gestes nouveaux et inédits.
    Belle réflexion.

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  10. C'est si beau et simple. C'est aussi, tu ne le sais peut-être pas... un morceau d'éternité de cet amour. Jamais on ne peut prendre ce qui fut et dont on se souvient. C'est à nous à jamais...

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  11. Bonjour Saravati, j'ai voulu écrire à propos du "Départ" dans l'autre blog mais je passe par ici car j'ai lu que les commentaires y sont fermés.
    Comme d'habitude j'aime ton texte pour la légèreté ( contraire de lourdeur) et la poésie du quotidien.

    Disparaître peut en effet avoir des causes très différentes: maladie, mort, souci à propos d'un enfant ou d'un parent, d'une profession, souci d'argent-survie. Il y a tellement de causes possibles qui ne se dévoilent pas volontiers sur une page internet.
    Ce qui pourrait m'éloigner des échanges internet c'est la présence (matérielle et/ou téléphonique)) qui me manque dans ce genre d'échange.

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  12. Ton texte est magnifique ... avec cette photo poétisée dans les violines et orange, comme je suis partie dans tes mots qui me touchent ...
    j'en pleure.

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