
Les courants passent
Des visages s’effacent
Après l’amitié
Ou l’amour
Ou la sympathie
Ou l’émoi
La tourmente
La suite inexorable des jours
Tout ça jeté pêle-mêle
Dans le souk de mémoire
Et maintenant ils mentent
Sans jamais se poser
De questions
Pas de retour en arrière
Comme chaque feuillet d’un livre séparé
Complètement de son contexte
Dans leur vie sans aucun
Fil
Aucune
Colle de reliure
Détachée
Prête à se remplir
A se vider, à remplir, à se vider …
Une benne béante
Et amorphe
Devant l’inanité du monde.