Ainsi s’en
vont nos vies
couleurs
avariées
quatre fers
en l’air
âme
contrite
enrubannée par
des griffures du sort
Ainsi s’ancrent
les barques
dépossédées
de leur force motrice
L’eau ne
les berce plus
se
contente du haut
de frapper
ça et là
oscille
sans ciller
Les chaînes
peu à peu
se
déchainent
