Nos rires
se mêlaient
Dans les
chaudes journées de l’été
Nos voix
murmuraient les mêmes musiques
Ce que tu
aimais je l’aimais aussi
Ce que
j’aimais tu le dévorais aussi
Dans cette
boulimie contagieuse
Dont on
ignorait la première impulsion
Nous étions
Deux doigts
de la même main
Deux corps
du même socle
Ancrés
jusqu’à l’âme
Le temps a balancé
nos rires
Et nos
courses dans la campagne en fleurs
Soudain
défraîchie
La langue
pendante
Il aurait
fallu
Rentrer au
bercail
Sans
passion
Quand les
âmes-sœurs
Se
disiamoisent
Quel salut
reste-t-il
Pour les
individualités
Renaissantes ?
